Une grande enquête sur la santé des indépendants

Les indépendants sont-ils en bonne santé ? On en sait trop rien à vrai dire car les études sur le sujet se comptent sur les doigts de la main. Pourtant, il s’agit d’une population qui rencontre des problématiques spécifiques pouvant avoir des incidences en termes de stress, voire de burn-out (un article prochainement là-dessus). Depuis le 6 juillet dernier, l’agence Santé Publique France a lancé une grande enquête en partenariat avec le RSI baptisée Coset-RSI. Un questionnaire en ligne auprès de 300 000 indépendants, qui concerne une grande partie des slasheurs (32% exercent leur seconde activité en tant qu’entrepreneur, chiffres Salon SME).

 

La relative indifférence face aux indépendants

Alors qu’on s’inquiète beaucoup de la santé des salariés (leur absence a un impact direct sur le résultat), celle des indépendants laisse relativement indifférent. Et pour cause, l’incidence de leurs problèmes ne touche que leur propre entreprise. Pourtant, les indépendants occupent une place importante dans l’économie du pays : d’abord parce qu’il s’agit potentiellement d’employeurs ensuite parce que même lorsqu’ils sont solo-entrepreneurs, ils sont créateurs de richesse et ne viennent pas grossir les rangs de Pôle Emploi. On devrait donc s’inquiéter un peu de leur santé, d’autant que leur santé = la santé de leur entreprise.

Une enquête du 6 juillet au 31 décembre 

Si vous pratiquiez l’une de vos activités avec le statut d’indépendant en 2016, vous avez peut-être été tiré au sort pour participer à l’étude. Dans ce cas, vous avez reçu ou allez recevoir un courrier vous donnant un identifiant de connexion pour répondre au questionnaire en ligne. Plusieurs thématiques sont abordées : santé (respiratoire, musculo-articulaire, moral), habitudes de vie (cadre, rythme de travail, consommation tabac et alcool) et spécificités de l’activité (temps de transport, exposition au bruit, déplacements, horaires…).

Parmi les questions, l’une d’elle porte sur la pluri-activité. Les slasheurs ont donc été bien prévus par le questionnaire (espérons que les résultats plus spécifiques sur le cumul d’activités seront communiqués). Il faut prévoir environ 30 minutes mais l’exercice est intéressant, il permet de prendre un peu de recul sur sa façon de travailler (notamment quand il s’agit d’indiquer le pourcentage de temps accordé à son activité principale comparée à son activité secondaire…).

L’enquête devrait s’étaler sur plusieurs années pour suivre l’évolution de la santé des indépendants dans le temps. Une très bonne initiative donc. Même s’il faudra attendre 2019 pour avoir les premiers résultats…

Post Author: La rédaction

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